Carte d'identité

La pitaya ou pitahaya est cultivée principalement en Asie du Sud-Est et en Amérique, ainsi que, plus modestement, sur l’île de la Réunion. Fruit exotique né du cactus, elle s’apprécie toute l’année, apportant aux étals sa couleur éclatante. La pitaya se déguste crue : elle est très rafraîchissante et sa saveur est fine, douce et parfumée. Riche en vitamines, elle apporte énergie et vitalité à chaque bouchée !


En bref

  • Une pitaya pèse 350 g en moyenne. Ce fruit du cactus ressemble à un petit ananas recouvert de grosses écailles tournées vers le haut. Sa peau varie du jaune au rouge vif, en passant par le vert pâle. La pulpe blanche, jaune ou rouge renferme quantité de petites graines noires.
  • Laissez-vous charmer par sa saveur parfumée et très sucrée, ainsi que par sa texture fondante et légèrement croquante.
  • D’un apport calorique modéré, la pitaya recèle une chair parfumée, qui contient vitamines et antioxydants. Elle constitue un excellent dessert gorgé d’énergie.
  • La pitaya est délicieuse nature, dégustée à même sa jolie coque rouge-rosée.
  • C’est un fruit des tropiques, qui se déguste toute l’année et se trouve principalement dans les épiceries exotiques. Elle est également commercialisée sous le nom de « fruit du dragon ».

Coeur de saison de la pitaya

janv.
févr.
mars
avr.
mai
juin
juil.
août
sept.
oct.
nov.
déc.
  • Pleine saison Pleine saison
  • Disponible Disponible
  • Indisponible Indisponible

Les varietes

La pitaya n’est pas le fruit d’une seule espèce de cactus, mais de plusieurs, donnant des fruits aux tonalités colorées variées. On les classifie selon la couleur de la chair : blanche, jaune et rouge.


La pitaya à chair blanche

Recouverte de larges écailles vertes et roses, la chair de cette pitaya est blanche translucide, ponctuée de petites graines très noires. Elle pousse sur une sorte de liane, la Hylocereus undatus, qui s’agrippe au tronc de grands arbres. Cette plante est originaire de la Cordillère des Andes. En bouche, sa chair d’une saveur douce et sucrée se révèle très fondante.

La pitaya à chair jaune

Deux espèces de pitaya possèdent une chair jaune, très goûteuse et parfumée : la Hylocereus lemairei, cultivée à Trinidad et Tobago, sous le soleil des petites Antilles, et la Hylocereus guatemalense, d’Amérique centrale.

 

 


La pitaya à chair rouge

Appelée Hylocereus purpuri, c’est la pitaya la plus recherchée car la plus gourmande et savoureuse de toutes. La pulpe se teinte d’un rouge pourpre très intense.

Choisir et conserver



Bien cuisiner

La pitaya se consomme exclusivement crue. Elle se prépare en un tour de main et dynamise toutes vos préparations à base de fruits avec sa saveur si particulière.


En un tour de main

La pitaya se savoure crue. Pour la déguster, il vous suffit de couper le fruit en deux dans le sens de la longueur, puis de rajouter éventuellement un filet de citron pour relever ses arômes.

Laissée quelques heures au réfrigérateur, la chair de la pitaya se transforme rapidement en une sorte de sorbet, très rafraîchissante aux beaux jours.

Mariages et assortiments

La texture de la chair de la pitaya, avec ses petits grains croquants, rappelle celle du kiwi.
Elle se déguste crue, intégrée par exemple à une salade de fruits mêlant mangue, papaye, kiwi et orange.

Sur la balance

pitaya poids

Le coin des parents

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Très rafraîchissante, la pitaya est un drôle de fruit qui va sans nul doute intriguer vos enfants. Proposez-leur une demi-pitaya passée quelques heures au réfrigérateur. Sa chair prend alors une texture de sorbet, très gourmande avec un filet de citron. Elle les rafraîchira aux heures chaudes de la journée, pour le goûter ou en dessert.

Nutrition et bienfaits

La pitaya est un fruit très peu calorique. Sa chair, bien que sucrée, contient seulement une cinquantaine de calories aux 100 g. Apportant vitamines, minéraux et fibres, le « fruit du dragon » est une excellente réserve d’antioxydants : un véritable concentré de bien-être à intégrer de temps en temps à vos repas !


Le coin des curieux

La pitaya a traversé le globe. Exploitée en Asie et en Amérique, elle est très consommée au Vietnam, en Malaisie et à Taïwan, ainsi que dans quelques régions de Chine. Encore rare en France, le « fruit du dragon » reste peu commercialisé sous nos latitudes.


Un peu d'histoire

Apparue sous le climat désertique du Mexique et de l’Amérique centrale, la pitaya traverse littéralement le monde au XIXe siècle. Les colons français décident en effet d’en importer quelques plants au Vietnam. Le « fruit du dragon » y est rapidement cultivé, mais réservé, dans les premiers temps, exclusivement à la famille royale et à quelques familles privilégiées.

Les exploitations de pitayas se développent peu à peu et le fruit devient un des principaux produits d’exportation du Vietnam avec le durian, fruit odorant très apprécié de la population locale.

Suite à ce succès, la culture de la pitaya s’étend à toute l’Asie du Sud-Est, qui adopte rapidement ce fruit décoratif et goûteux.

Le « fruit du dragon » colore les étals français depuis moins de 20 ans. Sa consommation reste encore marginale même si une faible quantité est produite sur l’île de la Réunion.



Bon à savoir

Le saviez-vous ?

Le surnom de la pitaya, « fruit du dragon », provient du vietnamien Thanh Long. La longue liane qui porte les fruits et qui s’enroule autour du tronc des arbres rappelle en effet le corps sinueux de cette créature mythologique, très présente dans l’imaginaire asiatique.

Comment ça pousse

Fruit tropical, la pitaya s’épanouit sous les climats très chauds. Sa culture se passe principalement de nuit et la fructification demande une opération délicate pour avoir lieu.


Chez le producteur

  • La pitaya est le fruit du cactus inerme, plante originaire d’Amérique tropicale. Il mûrit sous les latitudes tropicales et dans des climats arides.
  • De grosses fleurs blanches s’épanouissent à même le cactus, pendant la nuit. Chauffées par le soleil tropical, elles exhalent un doux effluve de vanille.
  • Pour donner des pitayas, les fleurs doivent être fécondées. C’est l’étape la plus complexe de la production.
    La fécondation peut être naturelle, effectuée par une chauve-souris vivant en Amérique centrale et aux Antilles, qui se régale du pollen de la fleur. Ce faisant, elle en emprisonne involontairement un peu dans sa fourrure, et va le déposer sur une fleur voisine, qui est ainsi fécondée.
  • Dans les régions où cette chauve-souris n’est pas présente, c’est le producteur lui-même qui récolte, chaque nuit, le pollen d’une fleur pour en déposer sur le pistil d’une autre. Une tâche fastidieuse qui se passe le pinceau à la main, et une lampe torche.

Un peu de botanique

  • Nom scientifique : Hylocereus undatus
    • Division : Magnoliophyta
    • Classe : Magnoliopsida
    • Sous-classe : Caryophyllidæ
    • Ordre : Caryophyllales
    • Famille : Cactaceæ