Patate douce

Patate douce

Carte d'identité

Tubercule de la famille du liseron, la patate douce est cultivée dans les régions tropicales. Sa chair orangée met de la gaieté dans tous vos plats. Délicatement sucrée, elle se cuisine de l’entrée au dessert. Peu calorique, la patate douce contient une quantité élevée d’antioxydants, de vitamine A et de minéraux.                                                                 


En bref

  • La patate douce est un gros tubercule à chair blanche ou orangée. Sa peau est rouge-violacé.
  • C’est elle la vraie patate, et, biologiquement parlant, elle n’a rien à voir avec la pomme de terre.
  • Néanmoins, on la cuisine… comme la pomme de terre, même si elle se mange aussi bien dans des préparations sucrées que salées.
  • Sa saveur légèrement sucrée fait penser à la carotte, à la châtaigne ou encore au fond d’artichaut.
  • Importée des îles, on la trouve toute l’année sur le marché.

janv.
févr.
mars
avr.
mai
juin
juil.
août
sept.
oct.
nov.
déc.
  • Pleine saison Pleine saison
  • Disponible Disponible
  • Indisponible Indisponible

Les varietes

La patate douce, ce n’est pas qu’une grosse racine orange. On dénombre aujourd’hui plus de 500 variétés… La couleur de leur chair peut être blanche, jaune, orange… ou même violette ! Les patates douces à chair orange sont plus goûteuses et plus nutritives.



Choisir et conserver

La patate douce n’est pas un légume particulièrement fragile. Vous pouvez la choisir en confiance en surveillant un ou deux détails. Si vous ne la mangez pas en rentrant du marché, veillez à la conserver dans de bonnes conditions.


Trouver le bon produit

  • Prenez une patate douce en main, elle doit être ferme et lourde. Sa peau est naturellement marquée, mais veillez à ce qu’elle ne soit pas tachée ou clairement abîmée.
  • Au nez, aucune odeur marquante ne doit vous perturber.
  • Pas trop biscornue : la forme ne change rien à la saveur, mais ce sera plus facile à peler avec un économe…

 

 


air libre

… et bien le conserver

  • Un endroit sec, frais et bien aéré pour éviter la germination.
  • Attention, la patate douce se conserve moins bien et moins longtemps que la pomme de terre.
  • Dans certaines îles du Pacifique, elles sont séchées en rondelles, après avoir été cuites.
  • Gardées dans des bocaux, elles ressortent pour parfumer des ragoûts.

Emballé, c’est pesé

  • Présentées en vrac dans des cagettes, les patates douces sont vendues au poids.

Le saviez-vous ?

Les feuilles de la patate douce se mangent aussi : simplement, comme des épinards ! Attention, on parle bien des feuilles de la patate douce, car celles de la pomme de terre sont toxiques.

Bien cuisiner

Bien qu’elle ne soit pas apparentée à la pomme de terre, la patate douce se cuisine aussi facilement que sa fausse cousine : de mille façons ! Vous savez cuisiner les pommes de terre ? Vous saurez faire aussi bien avec la patate douce. N’hésitez pas d’ailleurs à les associer pour surprendre les papilles de vos invités…


En un tour de main

  • On ne mange généralement pas la peau : armez-vous d’un économe et d’huile de coude… elle est un peu coriace !
  • Si vous voulez la cuire entière au four : pensez alors à la brosser et à la rincer.
  • Après cuisson, réduisez-la en purée grâce au mixeur.
  • Découpez de gros morceaux de la taille d’une petite pomme de terre et passez-les dans le coupe-frites. Il n’y a plus qu’à plonger ces belles allumettes colorées dans la friteuse.

Les modes de cuisson

Four Poêle / wok

Adaptez la cuisson à la variété de patate douce que vous avez choisie :

  • 45 à 50 minutes : les plus sucrées iront facilement au four à 180 °C ;
  • à la vapeur ou à l’étuvée ;
  • entre 15 et 20 minutes dans l’eau bouillante pour les plus sèches. Comme pour les pommes de terre, plongez les patates douces dans l’eau froide avant d’allumer le feu. Plantez simplement une pointe de couteau pour vérifier la cuisson ;
  • sautée à la poêle ;
  • à la friteuse. Sa grande taille permet également de réaliser des chips délicieuses et très jolies pour décorer une assiette.

Mariages et assortiments

Excellent complément des plats de poisson aussi bien sur le plan nutritionnel que gustatif : cuite, écrasée à la fourchette avec du beurre ou de la crème. Poivrez bien et jouez sur les formes :

  • en rondelles avec de la morue effeuillée et du citron,
  • en cubes avec des endiveset du saumon fumé,
  • en allumettes avec des crevettes, du pamplemousse et de la roquette.

Le conseil du chef

« La patate douce s’oxyde rapidement : pelez-la au dernier moment ! »

Le coin des parents

6
  • Donner envie aux enfants de manger de la patate douce ? Il y a plus compliqué… Ils raffolent de son goût sucré et adorent son nom !
  • Découverte en douceur : dans la brandade de morue, une véritable révélation !

Nutrition et bienfaits

La patate douce est un très bon légume de diversification. Peu calorique, elle contient de nombreux micronutriments essentiels. Quelle que soit la couleur de sa chair, la patate douce renferme une quantité appréciable de minéraux, de vitamine A et d’antioxydants.


À la loupe

Les données de base
Calories (kcal pour 100 g) 86.3
Protéines (g pour 100 g) 1,51
Glucides (g pour 100 g) 18,3
Lipides (g pour 100 g) 0,15
Vitamines
Vitamine C (mg pour 100 g) 2,4
Vitamine B3 (mg pour 100 g) 0,56
Minéraux
Potassium (mg pour 100 g) 373
Phosphore (mg pour 100 g) 47
Oligoéléments
Zinc (mg pour 100 g) 0,25
Fer (mg pour 100 g) 0,76

Source : CIQUAL 2016

Bon à savoir

Les variétés à chair orangée ont une forte teneur en bêta-carotène.

 

Pour plus d'information sur la composition nutritionnelle de ce produit, rendez-vous sur le site d'Aprifel (Agence pour la Recherche et l'Information en Fruits et Légumes)

Le coin des curieux

Probablement originaire d’Amérique centrale, la patate douce est un légume chargé de mystères. Régulièrement confondue avec la pomme de terre, elle ne lui ressemble pourtant pas tant que ça.


Un peu d'histoire

  • Mystérieux tubercule, la patate douce nous cache encore ses origines. Ramenée par Christophe Colomb en Europe, elle était déjà cultivée dans l’Amérique tropicale et en Polynésie.
  • Des études archéologiques ont révélé sa présence au Pérou 8 000 ans avant notre ère, mais rien n’indique qu’elle était domestiquée.
  • On la cultivait en Inde avant le XVIe siècle.
  • Elle n’est présente en France que depuis 1750.


Bon à savoir

Le saviez-vous ?

  • Parce qu’elle lui ressemble, la pomme de terre s’est vue affublée du surnom familier de « patate ».
  • Le nom patate vient de l’espagnol « batata », lui-même emprunté au langage du peuple amérindien Arawak.
  • La patate douce est une cousine des ipomées décoratives qui ornent les balcons de leurs grandes fleurs bleues.
  • En Amérique centrale et aux Philippines, la patate douce est appelée « camote ».
  • En Polynésie, son petit nom est « kumara ».

Comment ça pousse

La culture de la patate douce est relativement aisée. Si elle s’adapte à tous les terrains, elle craint surtout les températures trop basses et le manque d’eau.


Chez le producteur

  • Plus facile à mener que celle des céréales, la culture de la patate douce s’adapte notamment aux climats arides et aux sols pauvres.
  • Elle préfère néanmoins des sols profonds, bien irrigués et riches en humus. La patate douce est plutôt exigeante en eau.
  • Elle n’aime pas le froid : sa végétation ne démarre qu’au-dessus de 15 °C et elle se développe idéalement autour de 25 °C. Elle n’a donc pas rencontré de terrain très favorable en France, si ce n’est en Provence et en Languedoc-Roussillon, où le semis se fait à partir du mois d’avril.
  • La récolte s’effectue 4 à 6 mois plus tard, quand les feuilles commencent à dessécher.
  • Les longues tiges rampantes de la plante peuvent atteindre 5 mètres !

Un peu de botanique

  • Nom scientifique : Ipomoea batatas
    • Division : Magnoliophyta
    • Classe : Magnoliopsida
    • Sous-classe : Asteridae
    • Ordre : Solanales
    • Famille : Convolvulaceae