Carte d'identité

Cerise d’hiver, groseille du Cap, coqueret du Pérou, lanterne japonaise, amour en cage… Les surnoms donnés au physalis sont aussi nombreux que ses variétés. Ce fruit originaire des Andes appartient à la même famille que la tomate et l’aubergine. La baie, juteuse et sucrée ou acidulée, est recouverte d’un calice qui sèche à maturité.


En bref

  • Un physalis pèse entre 5 et 7 g en moyenne. Cette petite baie ronde, jaune orangée ou violette selon les variétés, est enveloppée d’un calice doré. Sa chair, aux saveurs fines et variées, est juteuse et très aromatique.
  • D’un apport calorique moyen, le physalis est une baie gorgée de vitamine C, de minéraux et d’oligo-éléments. Pensez à croquer quelques physalis en dessert ou comme en-cas : ils vous apporteront bien-être et équilibre !
  • Gorgé de jus, le physalis est délicieux nature. Mais il peut aussi être poêlé, compoté, épicé, chocolaté… et présente de belles qualités décoratives, en plus de sa haute saveur gustative.
  • Il existe de multiples variétés de physalis comestibles. Leur saveur et leur couleur les différencient les unes des autres.

juin
juil.
août
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oct.
nov.
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mai
  • Pleine saison Pleine saison
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  • Indisponible Indisponible

En quelques chiffres

Une variété, le coqueret du Pérou est produit en petites quantités en France, principalement dans la région de Nice et en Anjou.

Les varietes

Le physalis ne compte pas une, mais plusieurs dizaines de variétés, de couleurs, de goûts (quand il est comestible) et d’usages différents. On en dénombre trois sur les étals français : le physalis du Pérou, le physalis à goût de prune et le physalis mexicain.


Le physalis du Pérou (ou coqueret du Pérou)

  • Robe : la baie de la taille d’une grosse cerise de couleur dorée est protégée d’un calice sec.
  • Production : récolté à partir d’août et avant les premières gelées.
  • En bouche : une texture juteuse et une saveur qui rappelle à la fois la mangue, la groseille et la tomate, sucrée avec une pointe d’acidité.
  • Préparations préférées : à la croque, mais aussi en confiture.

Le physalis à goût de prune

  • Robe : elle ressemble trait pour trait au coqueret du Pérou, le calibre de la baie est juste un peu plus réduit.
  • Production : le physalis le plus précoce se récolte dès la fin du mois de juillet.
  • En bouche : une petite bille très juteuse au goût délicieux qui fait penser à la prune et à la framboise.
  • Préparations préférées : à la croque.

Le physalis mexicain (ou tomatillo)

  • Robe : le calice recouvre un fruit d’un violet délicat veiné de vert.
  • Production : un fruit très populaire au Mexique, qui s’épanouit sous son beau soleil et se récolte à partir du mois d’août.
  • En bouche : surnommée la « tomate verte », la baie est gorgée d’un jus à la saveur citronnée très rafraîchissante.
  • Préparations préférées : il se savoure cru, en compote ou poêlé, pour cuisiner la salsa de tomatillo, spécialité mexicaine à base de piment, oignon, coriandre et vinaigre.

Choisir et conserver

Pour choisir des physalis qui se garderont longtemps, rien de plus simple ! Suivez quelques préceptes de base pour garantir la fraîcheur et le parfum des petites baies. Une fois à la maison, les physalis se conservent pendant une durée record à l’air ambiant.


Trouver le bon produit

Vol de physalisVoici quelques conseils pour sélectionner les physalis :

  • prenez la barquette dans laquelle ils sont commercialisés dans votre main. Si elle est très légère, il y a de grands risques d’y trouver des fruits déshydratés, pauvres en jus et en parfum ;
  • la base du calice doit être parfaitement sèche.

air libre

… et bien le conserver

Nul besoin de mettre le physalis au frais dans le bac à légumes du réfrigérateur, il se conserve très bien, entouré de son calice, à l’air ambiant pendant trois à quatre mois.

Emballé, c’est pesé

Pour lui épargner tout choc et garantir ainsi qualité et conservation, le physalis est commercialisé dans des barquettes fermées.

Bien cuisiner

Le physalis se prépare en moins de cinq minutes. Vous pouvez l’accommoder facilement, nature ou poêlé, en accompagnement de vos plats ou en mignardise. Voici quelques astuces pour cuisiner le physalis.


En un tour de main

Il est aussi simple de préparer des physalis que des tomates-cerises:

  • ôtez le calice ;
  • passez les fruits sous l’eau claire et fraîche, puis séchez-les délicatement entre deux feuilles de papier absorbant ;
  • nul besoin de les peler ou de les épépiner avant de les cuisiner.

Vous pouvez ensuite utiliser les physalis entiers, ou bien simplement coupés en deux.

Les modes de cuisson

Poêle / wok

Le physalis se prête plus à une dégustation « à la croque » qu’à des préparations chaudes. Vous pouvez cependant les faire revenir quelques minutes à la poêle, avec une noisette de beurre, pour accompagner poissons et volailles.

Mariages et assortiments

La saveur acidulée du physalis, entre tomate et groseille à maquereau, se croque nature et se consomme également en tartes, salades de fruits, flans ou encore confitures et gelées.

Et pour varier les recettes, pourquoi ne pas utiliser des physalis :

  • poêlés, avec des épices qui relèveront leur saveur sucrée ;
  • en accompagnement de poisson blanc grillé ou d’une belle tranche de foie de veau, après les avoir rapidement poêlés dans du beurre ;
  • gratinés avec des endives et des noix de Saint-Jacques ;
  • crus dans une salade composée à base de roquette, de groseilles et de fromage ;
  • trempés dans du chocolat noir ou dans un caramel, servis en mignardises avec le thé ou le café.

Sur la balance

physalis poids

Nutrition et bienfaits

Petite baie encore méconnue en France, le physalis est non seulement délicieux, mais également très riche en vitamines. Une vingtaine de baies (100 g environ) couvre ainsi 35 % des apports quotidiens recommandés en vitamine C. Le physalis comble aussi certains de vos besoins en minéraux et en oligo-éléments. Facile à grignoter, pensez à ajouter ce fruit à votre alimentation habituelle pour profiter de toutes ses vertus !


Le coin des curieux


Un peu d'histoire

Apparu dans les Andes, le physalis fut découvert par les conquistadors espagnols au XVIe siècle, immédiatement séduits par sa saveur gourmande et sucrée. Le fruit est ensuite rapidement introduit en Inde et dans les Antilles, où il est toujours cultivé.

Le fruit est également planté en France (principalement les espèces non comestibles et décoratives) et s’acclimate même à Paris. Ainsi, dès le XVIe siècle, les fleuristes de la capitale utilisent le physalis ornemental dans la confection de bouquets.

Des botanistes ont tenté d’acclimater le coqueret du Pérou sous nos latitudes dès le XVIIIe siècle, mais il reste une plante rare, objet de curiosité et non de consommation courante. Jusqu’au siècle des lumières et l’introduction d’une variété comestible en France, le physalis était considéré même comme vénéneux !



Bon à savoir

Le saviez-vous ?

  • Il existe une variété de physalis non comestible, appelée alkélenge, à usage décoratif. Cette plante est baptisée de nombreux surnoms poétiques : amour en cage, pommier d’amour, herbe aux lanternes, physalide…
  • Le physalis, en raison de sa forme, était prescrit au Moyen-Âge pour prévenir les maladies de la vessie.

Comment ça pousse

Les soins apportés à la culture du physalis sont très proches de ceux prodigués aux plants de tomates. La baie préfère néanmoins un climat un peu plus chaud.


Chez le producteur

  • Le physalis s’épanouit sur de petits arbustes de moins de 2 m de hauteur, en plein soleil.
  • La terre est ensemencée au mois de mars, dans des pots maintenus à une température de 18 °C. La germination, lente, dure trois semaines. Une fois qu’ils ont atteint 3 à 5 cm, aux alentours des mois de mai/juin, les plants sont repiqués.
  • À la fin du mois de juin, l’arbuste commence à se recouvrir de jolies petites fleurs jaunes maculées de noir, qui cohabitent avec les fruits jusqu’en octobre. Dès qu’il prend une belle teinte jaune doré, le physalis est récolté dès la fin du mois de juillet – pour les variétés les plus précoces – jusqu’au mois d’octobre (voire novembre ou décembre dans les régions au climat plus clément). Les premières gelées lui sont en effet fatales.

Un peu de botanique

Nom scientifique : Physalis peruviana

  • Division : Magnoliophyta
  • Classe : Magnoliopsida
  • Sous-classe : Asteridæ
  • Ordre : Solanales
  • Famille : Solanaceæ