Herbes aromatiques fraîches

Herbes aromatiques fraîches

Carte d'identité

Les herbes aromatiques fraîches parfument et relèvent les plats les plus simples comme les plus élaborés. Persil, basilic, menthe, origan, sarriette… Si leurs arômes, subtils ou corsés donnent du relief aux recettes d’exception, les herbes sont avant tout des alliées fidèles pour la cuisine de tous les jours. C’est le petit plus qui change tout !


En bref

  • On les trouve tout au long de l’année sur nos étals ; leur pleine saison s’étend cependant du printemps à la fin de l’été, voire jusqu'aux premières gelées (en novembre).
  • Décoratives ? Oui mais avant tout aromatiques ! Les herbes fraîches donnent du peps à tous les légumes : salades vertes, crudités, gratins, ratatouilles, poêlées ou wok…
  • Elles relèvent le goût des viandes et des poissons quel que soit le mode de cuisson : grillés, en ragoût, en papillotte, à la vapeur…
  • Tartes, biscuits, salades de fruits, crumbles… Leurs mille et uns parfums s’invitent même au dessert !
  • Si le thym, exception qui confirme la règle, livre son arôme lors des cuissons longues, les herbes aromatiques sont assez sensibles à la chaleur.
  • Beaucoup d’entre elles expriment leurs arômes subtils ou puissant (selon le cas) ajoutées en fin de cuisson.

    bouquet garni thym laurier

  • Le persil, la ciboulette, l’estragon et le cerfeuil sont traditionnellement les quatres herbes réunies sous
    l’appelation de « fines herbes ».
  • Le bouquet garni, base aromatique qui relève sauces et bouillons de cuisson est  composé de thym,
    de laurier et de queues de persil liés en bouquet (on l’enlève ainsi plus facilement en fin de cuisson).

 

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juil.
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oct.
  • Pleine saison Pleine saison
  • Disponible Disponible
  • Indisponible Indisponible

Les varietes

Ciboulette, aneth, estragon, cerfeuil, basilic, menthe, mélisse, thym... la liste des herbes aromatiques qui subliment notre cuisine de tous les jours comme nos mets d'exception est longue ! Leurs particularités gustatives sont innombrables et permettent de varier les plaisirs chaque jour. Faciles à vivre et à préparer, elles sont le petit plus qui change tout tant en cuisson (dans les plats mitonnés) que crues, en finition (dans les crudités ou les salades de fruits).


  • L’aneth

Appelé aussi faux anis ou encore fenouil bâtard (en grec, anethon signifie fenouil), l’aneth offre un parfum subtil, frais et anisé. Les Egyptiens l’utilisaient pour ses vertus antispasmodiques et sédatives. Les Romains et les Grecs, quant à eux, s’en servaient aussi bien pour soigner que pour agrémenter leurs plats.
On l’utilise frais. Séchées, ses petites feuilles développent moins d’arôme.
L’aneth a longtemps poussé à l’état sauvage sur le pourtour méditérranéen. La plante s’épanouit si possible à l’abri du vent et demande peu d’entretien. Semée en avril, elle donne des feuilles que l’on récolte de juillet à septembre.

  • Le basilicBasilic

Originaire d’Inde, le basilic est présent sur le pourtour méditerranéen depuis des millénaires. Il a toujours joué un rôle dans les rituels mortuaires en Inde et en Egypte, pour accompagner les défunts dans l’au-delà. Les grecs l’avaient baptisé « herbe royale ». Le Grand Vert, le Pourpre, le Citron et le Thaï sont les basilics les plus courants sur nos étals.
Sensible, le basilic noircit et se flétrit rapidement une fois cueilli. Séché, ses arômes perdent leur vigueur.
Plante annuelle herbacée buissonnante de 20 à 50 cm de hauteur, le basilic a besoin de lumière et de chaleur. Il donne des feuilles toute l’année mais sa pleine saison s’étend sur juillet et août.

  • Le cerfeuil

Les petites feuilles délicates du cerfeuil ont été rapportées du Moyen-Orient à l’époque des Croisades. Il tire son nom du grec « kaïro », qui signifie « feuille ».
Le cerfeuil est sensible à la lumière, qui le fait jaunir.
Facile d’entretien, le cerfeuil se contente de peu de soleil. Semé du début du printemps jusqu’en septembre, il se récolte dès six à huit semaines après les semis, jusqu’aux premières gelées.

CibouletteLa ciboulette

Il y a 5 000 ans, de l’Amérique du Nord aux Alpes en passant par la Chine, les longues tiges vertes et creuses de la ciboulette ont séduit l’homme pour ses qualités culinaires et médicales. Marco Polo la rapporta de son voyage en Asie. On la cultive en France depuis le XVIe siècle. Parmi les variétés les plus cultivées, citons la Polycross, la Twiggy, la Staro et la Civette.
Elle se conserve au frais plusieurs jours et se congèle facilement.
Semée de février à avril, la ciboulette s’épanouit entre ombre et soleil, dans un sol frais et drainant. On la récolte régulièrement, du printemps à l’automne.
Elle fait partie des herbes aromatiques que l’on peut aussi cultiver en pot, à la maison, tout au long de l’année.

  • La citronnelle

Appelée citronnelle de Madagascar ou citronnelle de Java, cette plante donne des feuilles aux bords rugueux d’où émane un puissant parfum de citron.
La citronnelle se consomme fraîche, séchée ou congelée.
Plantée au printemps, la citronnelle donne des touffes de feuilles hautes de 50 à 70 cm. La récolte des feuilles s’étale de mai à octobre.

  • La coriandreCoriandre

La coriandre est une plante dont les graines fournissent une épice et les feuilles une herbe aromatique. Cette dernière, appelée aussi persil arabe ou persil chinois, se caractérise par son goût frais à la fois musqué, citronné et anisé. Un papyrus daté de 1550 avant J.-C. la mentionne. On en a même retrouvé des traces dans le tombeau du pharaon Toutankhamon. Pour les romains, la coriandre n’avait pas son pareil pour conserver la viande.
Semées après les gélées, les graines de coriandre donnent une plante dont les feuilles se récoltent deux mois après le semis.

  • L’estragon

Appelée aussi herbe dragon ou serpentine, l’estragon est une herbe voisine de l’absinthe et de l’armoise, originaire des steppes d’Asie Centrale et de la mer Caspienne. Il est apparu en France au XVIe siècle. Sur les plus de 300 variétés existantes, l’estragon français (très riche en huiles essentielles donc très parfumé) et l’estragon russe (plus subtil) sont les plus courantes sur nos étals.         
Le séchage ne lui sied guère : ses huiles essentielles s’évaporent alors et il y perd son subtil parfum. Mieux vaut l’utiliser frais ou congelé pour le laisser exprimer son arôme.
Plante aromatique vivace s’épanouissant sous forme de touffes hautes de 80 cm environ, l’estragon souffre du froid. Il s’épanouit à mi-ombre, dans un sol léger et frais. Semé au printemps ou à l’automne, il se récolte toute l’année à condition d’éviter le gel.

LaurierLe laurier

De toutes les variétés de laurier, seul le laurier-sauce est comestible (les autres sont toxiques). C’est l’ingrédient de base des bouquets garnis.
Antiseptique, tonifiant, bactéricide… telles sont les vertus qui lui sont attribuées.
Il peut se consommer frais, mais gare dès lors à son amertume et à la puissance de son goût susceptible de voler la vedette aux mets qu’il parfume. Séché, il garde l’essentiel de ses propriétés gustatives.
Le laurier préfère les sols riches et frais. Il lui faut beaucoup de soleil. Ses feuilles se récoltent toute l’année.

 

  • La mentheMenthe

Avec au moins 25 variétés et plusieurs centaines de variantes hybrides, la menthe est à l’origine européenne. En France, on l’a longtemps consommée sous forme d’infusion avant de l’inclure dans de multiples préparations culinaires.
La menthe pousse très facilement. Il lui faut à la fois du soleil et de l’humidité pour s’épanouir. On la récolte du printemps à la fin de l’été.

  • L’origan

Baptisé aussi marjolaine sauvage ou thym du berger, l’origan pousse sour forme de petit arbrisseau sur les pentes du bassin méditerranéen.
Avant d’enjôler les plats méridionaux, il fut consommé en décoction ou préparé sous forme de cataplasmes pour soigner les plaies : on a loué dès l’Antiquité ses vertus antalgiques, antiseptiques, antispasmodiques, digestives, antitussives et expectorantes.
Il s’utilise frais ou séché en froissant ses feuilles et ses fleurs. Ce sont d’ailleurs ces dernières, de couleur rose pâle à rouge, qui dégagent le plus de parfum et d’arôme.
Semé en mars-avril, l’origan se récolte du printemps à l’automne.

Également nommée aigrette, surelle ou encore patience acide, l’oseille était très prisée par les gourmets égyptiens. En France, il faut attendre le XVIe siècle pour la voir appréciée pour ses vertus tant médicinales (infusions, cataplasmes) que gustatives : son acidité réveille les plats. L’oseille sauvage, la Large de Belleville ou encore l’oseille des Alpes (ou oseille rouge) sont les variétés les plus répandues.
L’oseille est une plante résistante, aux racines profondément ancrées dans le sol. Semée au printemps, on peut en récolter les feuilles trois mois après les semis, jusqu’à fin octobre.

À la fois condiment et garniture, originaire de l’Asie du Sud-Ouest et d’Afrique du Nord, le persil était utilisé par les Grecs pour les rites funéraires, et par les Romains pour parfumer l’air et ainsi lutter contre les mauvaises odeurs… Largement réhabilité depuis, il est devenu aujourd’hui l’aromate le plus utilisé en cuisine. Il existe trois variétés de persil. Le plat est le plus goûteux, le frisé est davantage apprécié pour la décoration. Le persil tubéreux (un légume-racine ressemblant fort au panais) au goût proche du céleri-rave, est beaucoup plus rare sur les étals. Il agrémente volontiers le pot-au-feu.
Plante bisannuelle de climat tempéré, le persil pousse dans les sols riches en humus. Il est sensible au froid. Semé de mars à septembre, il se récolte du mois d’avril aux premiers frimas de l’hiver.

  • Le romarin

Surnommé « herbe aux couronnes » ou « encensier », le romarin nous vient lui aussi du pourtour méditérannéen. Il doit son nom, du latin ros marinus (rosée marine), à sa facilité à pousser en bord de mer. Il a longtemps été cultivé pour son parfum agréable. Au Moyen-Age, il fut l’un des ingrédients de base du fameux « vinaigre des quatre voleurs » (avec la menthe, la sauge, l’ail, le camphre…), loué pour ses propriétés antiseptiques lors des épidémies de peste. Plus de 150 variétés de romarin existent. La plus utilisée est le romarin officinal.

  • La sarriette

Le « poivre d’âne », ou l’ « herbe aux haricots » connaît une quinzaine de variétés. En France, on cultive principalement la sarriette commune (ou sarriette d’été), dont le parfum est délicat, et la sarriette vivace (ou sarriette d’hiver), beaucoup plus corsée. Cette herbe aromatique au caractère bien trempé  a longtemps remplacé le poivre pour relever les plats. Au XVIe siècle, elle entrait dans la composition de « l’eau d’arquebusade » soignant les blessés.
Elle perd beaucoup de son arôme en séchant. Mieux vaut l’utiliser fraîche.
Plantée au printemps et à l’automne, elle se récolte tout l’été, jusqu’en octobre.

  • La saugeSauge

Du latin salvia (guérir), la sauge était appréciée des Romains pour ses vertus médicinales et toniques. Les Grecs la conservaient confite dans du vinaigre.
Les feuilles duveteuses de la sauge se consomment fraîches. Leur goût a tendance à s’altérer en séchant.
Plantée au printemps, elle fleurit en été. Ses feuilles se récoltent toute l’année.

  • Le thym

Le thym (du grec thio – « je parfume ») était utilisé par les Egyptiens pour embaumer les défunts. Les Grecs le brûlaient pour célébrer les dieux et les Romains en parfumaient la maison ou le bain.
Il existe plusieurs variétés développant des arômes parfois étonnants, comme le Lemon Curd et son parfum de citron ou le Pinewood et sa senteur de pin. On l’appelle farigoule ou serpolet dans sa version sauvage. Celui que l’on consomme le plus souvent est le thym commun.
Au Moyen-Age, on prêtait au thym tant de vertus qu’il était considéré comme une panacée universelle (notamment pour son action sur les voies respiratoires). Son miel aurait de fortes propriétés antiseptiques.
Le thym conserve ses vertus aromatiques une fois sec.
Les sols légers et drainants lui conviennent particulièrement. Il lui faut beaucoup de soleil. Planté par bouturage de préférence en juillet et août, son feuillage persistant se récolte toute l’année.

 

 

 


Choisir et conserver

Les herbes aromatiques fraîches sont présentes sur les étals sous forme de bottes ou conditionnées en barquettes. Elles apportent leur notre fraîche et aromatique à toutes vos préparations, de l'entrée au dessert. C'est bien simple : on ne peut pas s'en passer !


Trouver le bon produit

Leur fraîcheur se voit à l’œil nu : la vigueur des tiges, la franchise de la couleur et l’absence de flétrissure seront autant de garantie d’acquérir des herbes en pleine forme !


… et bien le conserver

La plupart d’entre elles se gardent 3 à 4 jours, dans leur barquette (aujourd’hui souvent munies d’un emballage repositionnable), dans une boite hermétique garnie d’une feuille de papier absorbant légèrement humide ou dans un linge propre humidifié, dans le bac à légumes du réfrigérateur. Le persil peut être conservé jusqu’à une semaine comme un bouquet dans un grand verre d’eau (changer l’eau tous les 2 jours).
Une autre technique pour profiter de leurs saveurs à volonté consiste à disposer des herbes fraîches hachées dans un bac à glaçons et à les recouvrir d’eau. Après congélation, une fois démoulés, ces glaçons sont prêts à agrémenter une sauce ou un plat mitonné. Très pratique pour doser une subtile pointe de fraîcheur et de parfum dans vos recettes.

 

Emballé, c’est pesé

  • En botte : les herbes sont simplement retenues en bouquet par un petit élastique.
  • En barquette : conditionnées en barquettes, elles seront à l'abri sous un film repositionable.
  • En pot : le basilic est pafois commercialisé en pot ; il suffit d’arroser la terre régulièrement et de ne prélever que ce dont on a besoin pour une recette. On peut le conserver ainsi plusieurs semaines !

Bien cuisiner

Légumes, fruits, viandes, poissons et crustacés… La grande variété d’herbes aromatiques fraîches disponible sur nos étals permet une infinité de mariages de saveurs. Très simples à employer, elles sont – de l’entrée au dessert - le petit plus qui change tout !

 


En un tour de main

Les rincer sous l’eau et les sécher délicatement dans un linge propre (ou du papier absorbant).
Plusieurs méthodes pour les ciseler :

  • Les herbes à feuilles comme le basilic, la menthe ou la sauge, il suffit d’empiler les feuilles, d’en faire un petit rouleau que l’on tranchera finement pour réaliser de fins filaments.
  • Les herbes « frisées » ou à petites feuilles comme le cerfeuil ou le persil : couper les tiges et placer les feuilles dans un verre à eau puis ciseler avec des ciseaux en déplaçant les ciseaux à chaque fois, pour un ciselage homogène.
  • La ciboulette : on préfèrera les ciseaux. En effet, le bon jus parfumé risque, avec une découpe au couteau, de se trouver en partie prisonnier de la planche à découper lors de la découpe.

Mariages et assortiments

  • L’aneth.

On l’ajoute de préférence en fin de cuisson. L’aneth se marie très bien avec les poissons (notamment le saumon) et relève les courts-bouillons. Cru, c’est le roi des marinades pour les poissons, associé à de l’huile d’olive et du citron.

  • Le basilic

Son parfum de clou de girofle et de réglisse, son arôme frais, citronné ou anisé (selon la variété) font merveille sur tous les plats ensoleillés et méditerranéens et se marient idéalement aux salades, comme l’incontournable tomate-mozzarella, aux gratins de légumes, aux plats à base d’ail, d’huile d’olive, au citron, et à d’autres herbes comme le thym. Il est délicieux de l’entrée au dessert.

  • Le cerfeuil

Il ressemble au persil - il est vrai qu’il en a un peu le goût – avec une nuance anisée. De quoi relever les vinaigrettes, salades, omelettes, soupes, les œufs en gelée… Aux longues cuissons, il préfère être ajouté au moment de servir pour garder son arôme.

  • La ciboulette

Son goût fin rappelle celui de l’oignon. Logique, puisqu’elle fait partie, comme  lui, de la famille des aillacées, avec l’ail et l’échalote. Son arôme plus subtil que celui de l’oignon incite à l’ajouter crue dans des préparations comme les salades, les œufs brouillés ou pochés, les pommes de terre, les sauces, les veloutés, une soupe de patates douces… À noter : ses fleurs violettes, comestibles, décorent et parfument elles aussi les plats.

  • La citronnelle

Elle relève tous les plats d’inspiration asiatique, donne un coup de fouet aux légumes sautés au wok, parfume poissons et viandes blanches. Elle s’associe très bien avec le lait de coco et le citron vert.
Elle se déguste aussi en infusion, chaude ou glacée.

  • La coriandre

Ses feuilles tolèrent mal les longues cuissons. Pour profiter de son parfum, ajoutez-la en fin de cuisson. Elle relève la saveur iodée des poissons et fruits de mer, les viandes (bœuf et canard en tête), les légumes et les fruits, les currys, les marinades, les plats orientaux (tajines…) et asiatiques, les cakes et tartes salées. Essayez-la aussi dans une sauce tomate ou dans un guacamole.

  • L’estragon

L’estragon offre des notes poivrées et anisées, voire de réglisse. Il se marie particulièrement bien avec les salades vertes, les crudités, le concombre et même les fruits comme les pommes (au four ou sous forme de Tatin) et les salades de fraises. C’est l’herbe reine pour la préparation des sauces béarnaise et gribiche.

  • Le laurier

Il suffit de froisser ses feuilles pour que s’exprime son parfum si caractéristique, entre l’eucalyptus et la cannelle (comme eux, il contient de l’eucalyptol).
Le laurier se montre incontournable dès qu’il s’agit de mitonner ragoût, pot-au-feu, terrines, sauces…

  • La menthe

En salade, associée à de la semoule en taboulé, dans les plats asiatiques, pour rafraîchir une vinaigrette, dans les salades de fruits, dans les smoothies et autres boissons…

  • L’origan

L’origan est l’allié de la cuisine italienne (pâtes, pizzas…) et bien plus encore ! Il parfume les grillades, les farces, les œufs, les tomates, la pissaladière… Glissez une branche d’origan dans une bouteille d’huile d’olive pour en parfumer le goût.

  • L’oseille

Son côté acidulé et rafraîchissant se marie bien avec les poissons (comme le traditionnel saumon à l’oseille), les œufs (omelette, œuf cocotte), les sauces, les soupes…

Sa flaveur chaude et herbacée accompagne mille et une recettes.
Un beurre persillé escorte idéalement viandes et poissons (et les escargots !), tout comme la persillade, composée de persil, ail, échalotte ou ciboulette.
Il donne de l’éclat aux pommes de terre, asperges, champignons et lardons de la poêlée forestière.
Le fameux bouquet garni se compose de thym, de laurier et de persil.
Pensez à utiliser les tiges (en potage notamment mais aussi en garniture aromatique pour les cuissons) : elles sont plus parfumées que les feuilles !
Pour un velouté raffiné et simplissime à réaliser : 2 bottes de persil, 2 à 3 pommes de terre et un peu d’eau salé, et le tour est joué !

  • Le romarin

Ses feuilles très odorantes, au parfum légèrement camphré, boisé et résineux, accompagne idéalement les sauces, les marinades, les viandes (agneau, veau…), les poissons et les crustacés, des légumes grillés, des pommes de terre au four et même des fruits comme l'abricot !  Utilisez-le avec parcimonie ; il est très puissant et risquerait d’attirer sur lui toute l’attention de vôtre goût.

  • La sarriette

L’arôme un peu piquant de la sarriette ne se développe qu’en cours de cuisson ! Il faut savoir la doser avec parcimonie à moins de l’associer à des mets également puissants en termes de goût comme les gibiers ou encore à des légumes au charme discret comme les haricots. Et pourquoi pas, comme le poivre, en relever un crumble de poires ou de fruits rouges, ou encore dans une compote de pommes.

  • La sauge

Poissons, viandes (veau et foie de veau…), plats asiatiques, mais aussi riz et sauces, le petit côté fumé de la sauge convient également aux marinades.
On l’aime associée au beurre pour parfumer des pâtes fraîches, du lapin ou un bon risotto mais aussi à l'ananas pour un carpaccio haut en saveurs ou une tatin gourmande.

  • Le thym

C’est le symbole de la cuisine méridionale ! Utilisé frais ou séché, le thym s’exprime bien à la cuisson. Ses arômes herbacés, toniques et camphrés agrémentent les sauces, ragoûts, tartes salés, courts-bouillons, grillades, fromages de chèvre…
Les becs sucrés apprécient son arôme dans les sorbets, les tartes aux fruits et les confitures. lien vers recette sorbet fraise et fraises confites au thym.

Le coin des parents

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Votre enfant est dérouté par la vue d’aromates dans ses plats ? Hâchées très finement, les herbes aromatiques passent presque inaperçues dans les potages et les purées !
Il veut faire lui-même ? Une autre approche plus pédagogique et très efficace consiste à proposer à l’enfant une coupelle d’herbes fraîches ciselées dont il pourra se servir lui-même (sur sa salade, ses pâtes ou dans sa soupe); il s’appropriera ainsi ses choix gustatifs et sera fier de faire « comme les grands !».

 

Nutrition et bienfaits

Persil, ciboulette, menthe, cerfeuil ou coriandre fournissent de bons apports en  vitamines et en minéraux. Certaines en sont particulièrement bien pourvues. N’hésitez pas à en user sans modération dans votre cuisine de tous les jours (dans les salades, les plats cuisinés, les soupes, les salades de fruits…)

 


Le petit plus bien-être

Pour en savoir plus, consultez les fiches nutritionelles des herbes suivantes sur le site de l’Aprifel  (Agence pour la Recherche et l'Information en Fruits et Légumes) :

Le coin des curieux


Un peu d'histoire

Des textes datant de 3000 ans avant notre ère attestent la culture et l’utilisation des herbes aromatiques par les Chinois, à des fins médicinales. C’est pour les mêmes vertus, ainsi que pour leurs rites funéraires (l’embaumement des corps notamment), que les Egyptiens en consommaient beaucoup. Grecs et Romains en faisaient usage pour communiquer avec les dieux… et pour agrémenter leur cuisine.

En France, au VIIe siècle, Charlemagne ordonne la culture de certaines d’entre elles (thym, romarin, estragon, sarriette…) dans tous les jardins du domaine royal. Elles sont alors employées autant par les cuisiniers que par les apothicaires. À partir du XIXe siècle, la culture des plantes médicinales se développe, notamment en Provence.

 



Bon à savoir

Le saviez-vous ?

Quand la nature imite… la nature.
Plante herbacée vivace et rampante, la Mertensia maritima a de quoi déstabiliser : le goût de ses petites feuilles vertes et épaisses rappelle celui de l’huître ! On l’appelle d’ailleurs communément sanguine de mer, huître potagère ou encore huître végétale. Présente très longtemps à l’état sauvage sur les côtes normandes, elle avait pratiquement disparu en raison d’une cueillette intensive, avant d’être cultivée. Elle est aujourd’hui très prisée par les chefs qui apprécient son goût original, particulièrement iodé,sur les poissons, crustacés et en salade.
Poussant sur un arbre originaire d’Asie du Sud-Est donnant un agrume nommé combava (très prisé dans la cuisine réunionaise), la feuille de lime kaffir, quant à elle, imite à la perfection l’arôme intense du citron, l’acidité en moins. Deux à trois feuilles parfument ainsi un poulet, un ragoût, un poisson en papillote, une sauce pour le riz…

Comment ça pousse


Chez le producteur

Coriandre plein champ

  • Les herbes sont cultivées soit en plein champ soit sous serre. La culture mixte (sous serre et en plein champ) permet de maîtriser l’échelonnement des semis (après les premières gelées) et des récoltes afin d’optimiser la période d’approvisionnement.
  • Thym, romarin et menthe seront disponibles toute l’année. Cerfeuil, persil, coriandre, aneth et ciboulette seront disponibles en général (caprices du climat oblige !) sur une période allant des dernières Menthe sous serregelées (en avril) jusqu’aux aux premières (en novembre). Le basilic, herbe des recettes estivales par excellence, est  quant à lui est présent sur une période plus courte, de mai à septembre.
  • On les récolte à la main (à la faucille ou au couteau). Certaines, comme le basilic, réclament un tour de main particulier car le cueilleur doit contenir les tiges sans les serrer de façon à ce que les feuilles ne soient pas touchées sous peine d’oxydation.
    Il faut plusieurs semaines pour former un bon cueilleur.
  • Les herbes sont ensuite triées à la main  pour être liées en bottes, dans une salle réfrigérée pour préserver leur fraîcheur.
    Elles seront selon le cas mises sous blister ou commercialisées simplement en botte, sans emballage.

Un peu de botanique

Aneth

Nom scientifique : Anethum graveolens

Ordre : Apiales

Sous-ordre : Apiineae

Famille : Apiaceae

Tribu : Apieae

Genre : Anethum

Basilic

Nom scientifique : Ocimum Basilicum

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae

Genre : Ocimum

 

Cerfeuil

Nom scientifique : Anthriscus cerefolium

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Rosidae

Ordre : Apiales

Famille : Apiaceae

Genre : Anthriscus

Ciboulette

Nom scientifique : Allium schoenoprasum

Division : Magnoliophyta

Classe : Liliopsida

Sous-classe : Liliidae

Ordre : Liliales

Famille : Liliaceae

Genre : Allium

Citronnelle

Nom scientifique : Cymbopogon citratus

Division : Magnoliophyta

Classe : Liliopsida

Ordre : Cyperales

Famille : Poaceae

Genre : Cymbopogon

Coriandre

Nom scientifique : Coriandrum sativum

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Rosidae

Ordre : Apiales

Famille : Coriandrum

Estragon

Nom scientifique : Artemisia dracunculus

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Asteridae

Ordre : Asterales

Famille : Asteraceae

Genre : Artemisia

Laurier

Nom scientifique : Laurus nobilis

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Magnoliidae

Ordre : Laurales

Famille : Lauraceae

Genre : Laurus

Menthe

Nom scientifique : Mentha

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae

Origan

Nom scientifique : Origanum vulgare

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Asteridae

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae

Genre : Origanum

Oseille

Nom scientifique : Rumex

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Caryophyllidae

Ordre : Polygonales

Famille : Polygonaceae

Persil

Nom scientifique : Petroselinum crispum

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Rosidae

Ordre : Apiales

Famille : Apiaceae

Romarin

Nom scientifique : Rosmarinus officinalis

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae

Genre : Rosmarinus

Sarriette

Nom scientifique : Satureja

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae

Sauge

Nom scientifique : Salvia

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae

Thym

Nom scientifique : Thymus

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnolopsida

Sous-classe : Asteridae

Ordre : Lamiales

Famille : Lamiaceae