Fruits et légumes frais : tout est sous contrôle !

Publié le 06/06/16

Photo : © Philippe DUFOUR/Interfel

Pour assurer une qualité exemplaire aux consommateurs, les fruits et légumes frais sont soumis, du verger à l’assiette, à de nombreuses normes et contrôles drastiques. Une réglementation scrupuleuse et minutieuse, illustrée en 5 étapes par le parcours des mirabelles...

Luc Barbier est producteur de mirabelles, de cerises et de prunes en Lorraine. Pour lui, comme pour les autres producteurs, les contrôles existent à plusieurs niveaux.

"En premier lieu, nous devons respecter la réglementation en vigueur. Nous avons ensuite des autocontrôles et l’obligation d’inscrire nos pratiques dans des cahiers de vergers. Nous devons mettre ces cahiers à la disposition des agents de l’État et d’autres organismes (…). Nous avons aussi des règles environnementales et sociales à respecter". Ainsi, tout au long de leur production, les mirabelles de ses vergers sont régulièrement surveillées et examinées. Des vérifications scrupuleuses, garantie d’une qualité optimale.

  • Etape 1 : pour une traçabilité exemplaire, tout démarre par un cahier d’exploitation tenu par le producteur, contrôlable par l’administration, et sur lequel est noté : la variété plantée ou semée, la date des plantations ou semis, ainsi que les interventions sur la culture, accompagnées des observations et justifications (comme les entretiens du sol, la protection contre les parasites etc.)
  • Etape 2 : la DIRECCTE (DIrection Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi) et la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations), entrent ensuite en scène pour que tout soit fait dans le respect de la loi, notamment celle concernant les conditions de travail et l’état sanitaire.
  • Etape 3 : ensuite, les mirabelles sont soumises à la certification GLOBALG.A.P, dont le contrôle (interne et externe) est annuel et permet de "répondre aux préoccupations des consommateurs en matière de sécurité alimentaire, de protection de l'environnement, de santé, sécurité et protection sociale des ouvriers".
  • Etape 4 : pour avoir accès au label IGP Mirabelles de Lorraine (Indication Géographique Protégée, destinée à protéger le nom du produit dans toute l’Union européenne et à garantir l’origine géographique du produit ainsi dénommé), les fruits sont soumis à un contrôle annuel de respect du cahier des charges et, de façon régulière, à des contrôles externes.
  • Etape 5 : enfin, est mis en place un système de traçabilité sur la chaîne d’expédition. Luc Barbier s’explique : "Lorsque je livre à la coopérative : chacune de mes palettes est marquée d’un code-barres, scannée, pesée et échantillonnée. Le code-barres suit l’échantillon. Il est donc possible en magasin de remonter de la barquette jusqu’au verger". Par ailleurs, "une analyse des fruits est lancée toutes les 500 tonnes (valeur organoleptique, résidus éventuels) : si les données ne correspondent pas à la réglementation, on reprend les 500 tonnes précédentes !"

En conclusion ? "Il ne faut pas douter de la production de notre territoire car la réglementation est très stricte. Nos protocoles de contrôles (notamment sanitaires) sont enviés dans le monde entier (…)". La grande qualité de nos fruits et légumes frais en font des produits plébiscités dans le monde notamment la pomme et le kiwi en Asie.

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